Les Républicains ont annoncé, mercredi 3 juin, une première série d’investitures en vue des élections sénatoriales du 27 septembre 2026. Une quarantaine de candidats ont été désignés par le parti, dont son président et candidat à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau, investi en Vendée.
Cette première vague de candidatures a été validée par la Commission nationale d’investiture (CNI) du parti lors d’une réunion tenue le 2 juin. Elle concerne une trentaine de départements, soit environ la moitié des territoires dont les sièges seront renouvelés lors du scrutin sénatorial de septembre.
Certaines situations restent toutefois en attente d’arbitrage. Selon Roger Karoutchi, président de la CNI et sénateur des Hauts-de-Seine, les décisions concernant plusieurs départements jugés sensibles seront prises à la fin du mois de juin.
Parmi eux figurent notamment les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône et le Var, où le Rassemblement national et ses alliés espèrent conquérir des sièges actuellement détenus par la droite. Les arbitrages concernant plusieurs territoires ultramarins ainsi que le Rhône doivent également être rendus dans les prochaines semaines.
Les élections sénatoriales du 27 septembre concerneront également la moitié des départements et territoires d’Outre-mer. Ce scrutin au suffrage indirect repose sur un collège de grands électeurs composé en très grande majorité de conseillers municipaux, ce qui en fait traditionnellement un reflet des rapports de force issus des élections municipales.
Au Sénat, le groupe Les Républicains demeure la première force politique de l’hémicycle avec 131 sièges. Plusieurs sénateurs sortants ont ainsi été reconduits par leur parti pour briguer un nouveau mandat.
Outre Bruno Retailleau en Vendée, le président du groupe Les Républicains au Sénat, Mathieu Darnaud, a reçu l’investiture du parti en Ardèche. Des accords avec les formations centristes ont également déjà été conclus dans certains départements. C’est notamment le cas dans le Calvados et en Gironde, où Les Républicains prévoient de figurer en bonne position sur la liste conduite par Nathalie Delattre, membre du Parti radical.
Le président du Sénat, Gérard Larcher, n’est pas concerné par ce renouvellement sénatorial, son mandat n’étant pas soumis au scrutin de 2026.
Les élections sénatoriales reposent sur deux modes de scrutin distincts. Les départements les moins peuplés élisent leurs sénateurs au scrutin majoritaire, tandis que les départements les plus importants utilisent un scrutin proportionnel plurinominal.
memento.fr

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