
Face aux interrogations concernant le projet d'installation de stockage de déchets ultimes (ISDU) à La Réunion, notamment sur les études menées à Sainte-Marie, la préfecture a publié, jeudi 8 octobre, une mise au point sur les responsabilités des différents acteurs.
L'État rappelle que la gestion des déchets relève des collectivités territoriales. Le Syndicat intercommunal de traitement des déchets du Nord et de l'Est (SYDNE) est chargé d'étudier les solutions possibles, notamment en évaluant plusieurs sites susceptibles d'accueillir une future installation.
La Région intervient dans la planification stratégique à travers le Plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD).
Aucune décision définitive sur le site
La préfecture précise que la prolongation de l'autorisation d'occupation temporaire accordée au SYDNE à Sainte-Marie répond uniquement à des besoins techniques. Elle doit permettre de poursuivre les études nécessaires à l'évaluation du projet.
Cette autorisation « ne préjuge en rien des choix finaux », souligne l'État, qui insiste sur la nécessité de disposer d'analyses complètes avant toute décision.
La préservation des terres agricoles réaffirmée
Autre préoccupation majeure, la protection du foncier agricole. La préfecture rappelle les engagements pris lors des États généraux de la canne et demande que les différentes solutions soient évaluées en tenant compte des conséquences agricoles, environnementales et économiques.
La mairie de Sainte-Marie souhaite obtenir des précisions sur les études réalisées et les alternatives envisagées. Une démarche encouragée par l'État afin de « lever toute ambiguïté » et de mieux informer les habitants et les propriétaires concernés.
Les résultats des études devront d'abord être présentés aux collectivités. La préfecture rappelle enfin que les décisions concernant l'implantation d'une éventuelle ISDU appartiennent au SYDNE et aux élus locaux, l'État conservant un rôle de contrôle réglementaire et d'accompagnement.
Mémento


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