
Les entreprises martiniquaises affichent une résistance supérieure à celle observée dans l'Hexagone. Selon une étude publiée en octobre 2026 par l'Insee, 80 % des entreprises créées au premier semestre 2018 étaient toujours actives cinq ans plus tard, contre seulement 69 % en France métropolitaine.
Cette performance place la Martinique parmi les régions françaises où la pérennité des entreprises est la plus élevée, aux côtés de Mayotte, de la Guyane et de la Corse. Elle marque également une progression par rapport à la génération 2014, dont 72 % des entreprises avaient franchi le cap des cinq années.
Les sociétés résistent mieux que les entreprises individuelles
Les différences restent importantes selon le statut juridique. Ainsi, 86 % des sociétés créées en 2018 étaient encore actives en 2023, contre seulement 58 % des entreprises individuelles.
Le commerce apparaît comme le secteur le plus fragile. Cinq ans après leur création, 72 % des entreprises commerciales poursuivaient leur activité, avec un écart particulièrement marqué entre sociétés et entreprises individuelles.
À l'inverse, les activités spécialisées, scientifiques et techniques ainsi que la construction présentent des taux de pérennité plus élevés.
Des emplois multipliés par 2,7 en cinq ans
L'étude révèle également une progression significative de l'emploi. Les entreprises concernées employaient initialement 420 salariés. Cinq ans plus tard, leurs effectifs avaient été multipliés par 2,7.
Cette croissance reste toutefois concentrée sur une minorité d'entreprises. Seulement 28 % ont augmenté leurs effectifs, tandis que 65 % les ont maintenus.
Une résistance malgré la crise sanitaire
La génération 2018 a rapidement été confrontée à la pandémie de Covid-19. Deux entreprises sur trois encore actives en 2021 déclaraient avoir subi une baisse d'activité. Deux tiers avaient bénéficié d'au moins une mesure publique de soutien.
Malgré ces difficultés, plus de neuf entreprises sur dix ayant atteint leur troisième anniversaire étaient toujours actives en 2023.
La situation apparaît cependant beaucoup plus fragile pour les micro-entrepreneurs, étudiés séparément. Seulement 15 % de ceux immatriculés au premier semestre 2018 exerçaient encore sous ce statut cinq ans plus tard, contre 28 % dans l'Hexagone.
Ces résultats soulignent la capacité de résistance des sociétés martiniquaises, mais également les difficultés rencontrées par les petites structures pour consolider durablement leur activité.
Mémento


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