
Depuis le 7 octobre, un mouvement de grève illimitée perturbe le fonctionnement de CISE Réunion, entraînant des difficultés d’approvisionnement en eau potable dans plusieurs secteurs de l’île. La direction de l’entreprise alerte sur les conséquences de cette mobilisation et dénonce des actes de malveillance commis sur certaines installations.
Selon CISE Réunion, la réduction des effectifs disponibles complique l’exploitation quotidienne des équipements et compromet la continuité du service public de l’eau. Les équipes encore mobilisées assurent les interventions prioritaires afin de limiter les coupures et de rétablir progressivement l’alimentation des usagers.
Des installations dégradées dans l’Est
La situation s’est notamment dégradée à Sainte-Rose, où un équipement de régulation aurait été endommagé, provoquant une diminution du niveau d’un réservoir.
À Saint-Benoît, plusieurs vannes auraient été volontairement fermées, notamment dans le secteur d’Abondance et au chemin Sévère. Des interventions ont été nécessaires pour remettre les installations en fonctionnement.
La direction évoque des « actes de malveillance » dont les auteurs n’ont pas encore été identifiés. Des investigations sont en cours pour déterminer les circonstances de ces incidents.
Une revendication salariale de 30 %
À l’origine du conflit, les organisations syndicales réclament notamment une revalorisation salariale de 30 %, selon la direction de CISE Réunion.
Une demande jugée incompatible avec les capacités financières de l’entreprise. La direction considère qu’une augmentation de cette ampleur « n’est pas soutenable au regard des équilibres économiques et engagements contractuels de CISE Réunion ».
Elle affirme néanmoins rester disponible pour poursuivre les négociations avec les représentants des salariés.
La surveillance de la qualité de l’eau renforcée
Au-delà des difficultés d’approvisionnement, la grève soulève des interrogations sur la sécurité sanitaire du réseau.
Le traitement, la surveillance et le contrôle de la qualité de l’eau nécessitent des interventions permanentes réalisées par des personnels qualifiés.
CISE Réunion indique avoir renforcé la surveillance et sollicité les services de l’État afin d’examiner les mesures permettant de mobiliser les agents indispensables au maintien des opérations essentielles.
L’entreprise précise que les consommateurs seraient informés des consignes des autorités sanitaires si un risque pour la qualité de l’eau venait à être identifié.
« La sécurité de nos salariés mobilisés sur le terrain, la continuité du service et la qualité sanitaire de l’eau sont nos priorités », déclare Fabrice Hazard, directeur général de la zone Caraïbe et Océan Indien.
Alors que les négociations restent ouvertes, ce conflit rappelle la vulnérabilité des réseaux de distribution d’eau et l’importance de préserver le fonctionnement des installations essentielles à la population réunionnaise.
Mémento


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