L’Université de La Réunion met en place, à compter de janvier 2026, un congé menstruel destiné aux étudiantes inscrites dans l’établissement. Cette mesure s’inscrit dans la politique de l’université en matière d’égalité, de santé et de bien-être étudiant. Le dispositif a pour objectif de reconnaître les douleurs menstruelles sévères, ou dysménorrhées, comme un motif d’absence justifiée. Il vise à améliorer les conditions d’études des étudiantes concernées et à favoriser leur réussite universitaire.
Concrètement, le congé menstruel permettra aux étudiantes de bénéficier jusqu’à deux jours d’absence par mois, dans la limite de quinze jours par année universitaire. Ces jours pourront être pris de manière consécutive ou séparée. La déclaration d’absence devra être effectuée via une plateforme dédiée, accessible avec les identifiants universitaires. La déclaration pourra être réalisée pour un jour donné entre la veille (J-1) et le lendemain (J+1). Les absences déclarées dans ce cadre seront comptabilisées comme justifiées au regard des obligations d’assiduité.
L’université précise que ce congé menstruel ne se substitue pas aux aménagements d’études liés à une raison de santé ou à une situation de handicap. Ces dispositifs relèvent toujours du Service Égalité – Mission Handicap de l’établissement.
Un bilan d’évaluation est prévu après une année de mise en œuvre afin d’analyser l’utilisation du dispositif et, si nécessaire, d’en ajuster les modalités en fonction des besoins exprimés par les étudiantes. Par cette mesure, l’Université de La Réunion entend renforcer ses actions en faveur d’un environnement d’études inclusif et attentif à la santé de sa communauté étudiante.
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