
Victorin Lurel a été reçu le 21 octobre par le cabinet du président de la République afin d’évoquer la situation de la Guadeloupe et les priorités que le Gouvernement pourrait encore traiter avant la fin du quinquennat. Le sénateur demande des moratoires et des plans d’apurement des dettes fiscales et sociales pour les entreprises du commerce, du logement, du bâtiment et des travaux publics confrontées à une crise profonde.
Sur la vie chère, l’ancien ministre réclame la réinscription rapide du projet de loi examiné par le Sénat plus d’un an auparavant. Il juge « incompréhensible et choquant » que les Outre-mer ne bénéficient pas des aides accordées dans l’Hexagone pour réduire le prix des carburants grâce à la libération des stocks stratégiques.
L’élu renouvelle également sa demande d’une réunion sur la création d’une opération d’intérêt national destinée à reconstruire le système guadeloupéen d’eau et d’assainissement. Il estime que la situation exige « un traitement gouvernemental d’ampleur et d’urgence ».
Victorin Lurel réclame enfin davantage de moyens contre les violences et les trafics, la préservation des aides à l’agriculture ultramarine, une réponse durable aux échouements de sargasses et l’examen de ses propositions de réforme constitutionnelle. Malgré l’absence de majorité parlementaire, il se dit convaincu que « les six derniers mois de ce mandat peuvent encore être utiles pour les Outre-mer ».
Mémento


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