



Réunion Graffiti revient à Saint-Denis du 1er au 10 octobre 2026 pour une huitième édition qui change d’échelle. Le festival investit cette année le Bâtiment B, un espace de près de "5 000 m²" situé à l’entrée ouest de la ville et transformé en vaste musée éphémère consacré au graffiti et au street art.
À l’intérieur comme à l’extérieur, "29 artistes" ont investi les différents espaces du bâtiment. Fresques, installations et œuvres immersives composent un parcours où les murs, les volumes et l’architecture deviennent directement des supports de création.
Le Bâtiment B ne refermera pas ses portes à la fin du festival. Le musée éphémère restera accessible jusqu’au "31 décembre 2026", avec des visites destinées au grand public les week-ends et des créneaux réservés en semaine aux scolaires, associations, structures jeunesse et groupes accompagnés.
Cette édition accorde une place particulièrement importante à la création locale. Sur les "30 artistes programmés en 2026, 25 sont Réunionnais". Artistes historiques, figures reconnues et nouvelles générations se retrouveront sur les différents sites afin de montrer la diversité et l’évolution de la scène street art réunionnaise.
Pour EKO LSA, artiste et directeur du festival, "cette édition est avant tout un hommage à la scène réunionnaise". Il estime que La Réunion a développé depuis plusieurs années "une communauté d’artistes qui n’a rien à envier aux grandes capitales mondiales du graffiti".
Le festival quittera également les murs du Bâtiment B pour investir plusieurs secteurs de Saint-Denis. Le 3 octobre, le Barachois accueillera notamment "6 bus et plus de 100 mètres de création en direct" à l’occasion de la Fête de l’Unité. Pendant plusieurs heures, les véhicules Citalis seront transformés en œuvres collectives sous les yeux du public.
Du 5 au 10 octobre, deux fresques monumentales doivent également voir le jour à Saint-Clotilde et à Montgaillard. L’une sera réalisée sur un immeuble de la SIDR et l’autre sur la Médiathèque de Montgaillard. Les habitants pourront suivre progressivement la transformation des façades.
La programmation prendra également une dimension sociale avec plusieurs rendez-vous organisés autour de la prévention des addictions. Les 1er et 2 octobre, à l’Académie des Camélias, des artistes réaliseront des œuvres sur le thème "Zéro drogue, La Réunion dit non !" avant un vernissage accompagné d’une soirée musicale.
Le 2 octobre, un collectif de musiciens proposera un hommage à Tonton David avant un concert de Baster. Le 7 octobre, Montgaillard accueillera à son tour un Village Zéro Drogue mêlant street art, prévention et culture hip-hop.
Au Bâtiment B, chaque week-end sera également rythmé par le Village Réunion Graffiti avec des sessions de live painting, des jams, des rencontres avec les artistes, des ateliers d’initiation, des animations musicales, des stands, une boutique et un espace de restauration.
La première ouverture au public est programmée le samedi 3 octobre avec une journée exceptionnellement gratuite, sur réservation obligatoire. À partir du 4 octobre, les visites guidées seront proposées à "15 euros par personne". Les groupes scolaires, associations et structures jeunesse bénéficieront pour leur part d’un tarif de "4 euros par personne".
La grande journée de clôture se déroulera le 10 octobre au Jardin de l’État, de 10 h à 18 h. Les artistes y réaliseront des œuvres sur toile en direct, accompagnés par la finale de l’Open Mic Urbain et un concert de Lorkès Bann Dalon. Les créations produites durant cette journée rejoindront ensuite le Bâtiment B avant la fin de l’année.
Né en 2019 à Saint-Denis, Réunion Graffiti revendique déjà "plus de 100 artistes issus de 15 pays" programmés en sept éditions et "40 fresques permanentes" réalisées dans l’espace public. L’édition 2025 avait rassemblé 10 000 personnes.
Mémento


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