
Le projet de Campus Est de l’Université de La Réunion poursuit sa progression à Saint-André. Prévu sur le site du Colosse, il doit permettre aux jeunes de l’Est de "se former, d’étudier et de construire leur avenir au plus près de leur territoire".
Cette ambition remonte à 2022, avec la mise en place d’un partenariat entre l’Université de La Réunion, la Région Réunion et la Ville de Saint-André. Le projet a ensuite rejoint le Schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, qui prévoit notamment une meilleure répartition de l’offre de formation sur le territoire réunionnais.
Une nouvelle étape a été franchie le 10 juillet dernier avec la validation par la Commission permanente de la Région du lancement d’une étude préalable destinée à préparer la décision sur la création du Campus Est. Une enveloppe maximale de "45 000 euros" est prévue, dont "30 000 euros par la Région Réunion" et "15 000 euros par la Ville de Saint-André". Les conclusions sont attendues d’ici décembre 2026.
L’enjeu est important pour la microrégion. En 2024, le territoire de la CIREST ne comptait que "38 actions de formation d’enseignement supérieur initial", représentant "12 % de l’offre recensée à La Réunion". Une situation qui peut obliger de nombreux jeunes à effectuer de longs déplacements pour poursuivre leurs études et qui pose également la question du logement étudiant.
Le futur campus est envisagé sur une emprise d’environ "10 à 11 hectares" au Colosse, à proximité du futur lycée des métiers du tourisme et de l’hôtellerie. L’ambition est de concevoir un établissement "innovant, durable et en réseau", adapté aux besoins de formation, de recherche et d’innovation de l’Est réunionnais.
Le projet devra également intégrer les conditions de vie des étudiants, avec des réflexions autour du logement, de la restauration, des services et des mobilités. Les besoins des entreprises et les métiers appelés à se développer dans les prochaines années devront également orienter les choix de formations.
Pour Joé Bédier, président de la CIREST, la proximité constitue un enjeu essentiel. "Après le lycée, nous devons aussi permettre à nos jeunes de poursuivre leurs études ici, dans l’Est." Le futur campus devra selon lui répondre aux besoins de la jeunesse mais également "à ceux de nos entreprises et avec les métiers de demain".
À terme, le Campus Est pourrait compléter l’offre éducative existante et permettre à la microrégion de proposer un parcours de formation plus large, du secondaire jusqu’aux études supérieures, tout en rapprochant davantage l’enseignement des réalités économiques et sociales du territoire.
Mémento


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