La charge mentale est invisible, mais elle occupe sans cesse notre cerveau. Cette to-do-list à rallonge nous pèse à la maison, mais ne disparaît pas une fois la porte du bureau franchie. Au contraire, s’y ajoutent d’autres tâches à effectuer : c’est la charge mentale au travail. Au risque, parfois, de se sentir débordé(e). Comment faire pour l’alléger ? Voici quelques pistes…
Penser au prochain client à rappeler, tout en écrivant un mail de relance au fournisseur, et en réfléchissant au dossier urgent que l’on doit boucler ce soir… La charge mentale est « le volume de sollicitations cognitives, comme la mémoire Ram de l’ordinateur ».
« Quand on a trop de sollicitations, on a cette impression de surchauffe, de surcharge mentale », décrit-il. Une sur-sollicitation cognitive, c’est-à-dire un trop-plein de pensées qui nous encombre… et ralentit notre cerveau.
Arrêter le petit vélo qui tourne dans la tête
La to-do-list mentale existe aussi dans le milieu professionnel. Elle y est beaucoup plus difficile à définir que la pénibilité physique et moins prise en compte par les entreprises. « Elle est la conséquence d’un travail non-terminé ou pour lequel on n’a pas atteint la qualité souhaite ». « La surcharge mentale, c’est le petit vélo qui tourne sans cesse dans la tête, car on n’est pas encore arrivé à destination, c’est-à-dire à classer le dossier que l’on devait finir dans la journée ».
Pour l’alléger, je vous délivre un premier conseil : « c’est vous qui, chaque jour, pouvez fixer votre destination quotidienne, et donc l’objectif à atteindre pour partir du travail avec la sensation que la journée a été bonne. » Je vous conseille également de commencer la journée par fixer ses priorités, que vous pouvez noter par écrit pour qu’elles quittent votre esprit, puis de travailler deux ou trois heures sur le dossier important, et enfin seulement d’ouvrir ses mails.
Adopter des rituels pour aider le cerveau à quitter le boulot
Deuxième conseil : « lutter contre les pirates qui nous dérangent ». L’activité morcelée n’aide pas à faire « du bon travail ». « Chez plusieurs des clients que je conseille, j’ai institué le vendredi après-midi sans dérangement. Pas de réunion, pas de réponses au téléphone, les notifications en mode veille… ainsi les collaborateurs terminent leur dossier avec un maximum de concentration pour partir serein le vendredi soir, sans ce petit vélo qui continue de tourner dans la tête alors que c’est le week-end. »

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