L’Agence régionale de santé de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy dresse le bilan 2025 du contrôle sanitaire de la qualité de l’eau. Ce bilan porte à la fois sur les eaux de baignade et sur l’eau destinée à la consommation humaine, en mettant en lumière les progrès réalisés ainsi que les difficultés qui persistent.
Concernant les eaux de baignade, 128 sites ont été déclarés et suivis durant la saison 2025. Ils se répartissent entre 111 sites en mer et 17 sites en rivière, sur 24 communes de Guadeloupe ainsi qu’à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
Le contrôle sanitaire repose sur des inspections visuelles et sur des analyses réalisées en laboratoire. Les prélèvements recherchent notamment la présence d’Escherichia coli et d’entérocoques intestinaux, deux bactéries utilisées comme indicateurs d’une contamination d’origine fécale.
La qualité globale des eaux de baignade reste satisfaisante. Certains sites connaissent toutefois des dégradations récurrentes, liées notamment aux fortes pluies, au ruissellement, aux défauts d’assainissement, aux rejets ponctuels ou à la présence d’animaux à proximité.
Les rivières sont particulièrement sensibles à ces phénomènes, car leur qualité peut se détériorer rapidement après un épisode pluvieux. En mer, la situation est généralement plus stable, même si certains sites restent vulnérables lorsqu’ils se trouvent à proximité de rejets, de zones urbanisées ou de secteurs confrontés à des problèmes d’assainissement.
L’Agence accompagne également les collectivités dans la prévention des pollutions grâce aux profils de baignade. Ces documents permettent d’identifier les sources de contamination et de définir des actions correctives. En mai 2026, 49 % des sites disposaient d’un profil de baignade à jour, contre 25 % un an auparavant. Malgré cette progression, 28 % des profils restaient encore à réaliser.
Le bilan traite aussi de la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine. Des prélèvements réguliers permettent de contrôler de nombreux paramètres, parmi lesquels les bactéries, la chlordécone, les PFAS, l’aluminium et la turbidité.
En 2025, le taux de conformité atteint 100 % pour la chlordécone, 97,2 % pour la microbiologie, 95,5 % pour la turbidité et 84,3 % pour l’aluminium. Ces résultats témoignent d’une amélioration globale, mais certaines unités de distribution présentent encore une qualité insuffisante, notamment au Moule Desvarieux et à Sofaïa, à Sainte-Rose.
Dans un contexte marqué par les difficultés d’approvisionnement, certains usagers se tournent vers le stockage de l’eau du robinet ou la récupération des eaux de pluie. Ces solutions doivent toutefois être utilisées avec précaution. Une mauvaise conception ou un défaut d’entretien peuvent entraîner une dégradation de la qualité de l’eau.
Ce bilan rappelle enfin que la préservation de la qualité de l’eau repose sur une mobilisation collective. Collectivités, gestionnaires, partenaires institutionnels et usagers ont tous un rôle à jouer pour limiter les pollutions, améliorer les réseaux et protéger durablement les ressources en eau.
Mémento

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