Du 1er au 5 juin, l’Adie organise à La Réunion une campagne dédiée à l’entrepreneuriat des femmes. Selon les éléments transmis par l’association, cette mobilisation vise à “libérer l’entrepreneuriat des femmes” et à lever les obstacles qui freinent encore leur accès au financement, à l’accompagnement et au développement de leur activité.
Pendant cinq jours, l’Adie et ses partenaires proposeront “plus de 20 ateliers gratuits à La Réunion”. Ces rendez-vous seront ouverts à toutes et à tous, avec des temps d’information collective, des rencontres de proximité chez des entrepreneures accompagnées et des échanges individualisés en agence pour sécuriser les parcours de création.
L’association annonce également “plus de 600 ateliers et réunions d’information en ligne” en complément du programme local. Le détail des événements est disponible sur adie.org et sur la page Facebook Adie La Réunion.
Cette campagne part d’un constat. Si les femmes entreprennent aujourd’hui presque autant que les hommes, les inégalités persistent. Selon le dossier de presse de l’Adie, “3 femmes sur 10 sont dans une dynamique entrepreneuriale”, contre “4 hommes sur 10”. En 2025, “44 % des entreprises individuelles ont été créées par des femmes” et “43 % des chefs d’entreprise” étaient des femmes.
À La Réunion, la dynamique est également visible. Le rapport d’activité 2025 de l’Adie Réunion indique que “46 %” des entrepreneurs financés par l’association étaient des femmes. L’Adie Réunion a financé et accompagné “1 443 entrepreneurs” en 2025, contribuant à la création ou au maintien de “plus de 1 800 emplois”.
Mais derrière cette progression, l’Adie estime que les entrepreneuses continuent à “voir moins grand, à demander moins et à obtenir moins”. Ces écarts concernent les financements, les revenus, le temps consacré au développement de l’activité et la confiance dans leurs perspectives de réussite.
Le dossier national de l’Adie rappelle que “71 % des femmes ont intégré l’idée qu’obtenir un financement pour leur entreprise serait plus difficile que pour les hommes”. Il indique également que les montants obtenus par les femmes sont en moyenne “33 % inférieurs” à ceux des hommes.
Pour l’association, la réponse passe par une action de terrain. Du 1er au 5 juin, les équipes iront à la rencontre des créatrices d’entreprise afin de rendre les entrepreneuses plus visibles, de partager des expériences et de faire évoluer les représentations.
Alice Rosado, directrice générale de l’Adie, résume cette démarche par une formule. “Ce que les femmes ne demandent pas, à l’Adie, on le leur propose systématiquement.”

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