L’entreprise réunionnaise Leon, spécialisée dans la valorisation du territoire à travers le récit sonore, a engagé une première collaboration avec les étudiants du BTS Tourisme du lycée général et technologique Évariste de Parny, situé à Plateau Caillou. Ce partenariat, présenté comme inédit, s’inscrit dans une volonté de transmettre aux jeunes des outils de narration innovants tout en les encourageant à porter un regard différent sur leur territoire.
Le projet a été mené dans le cadre du cours d’atelier de professionnalisation auprès de 27 étudiants de première année. L’objectif consistait à faire découvrir le podcast comme outil de médiation culturelle et touristique. Après une première rencontre avec les équipes de Leon, les étudiants se sont familiarisés avec les codes du récit audio avant de prolonger cette démarche à l’international lors de déplacements à Bruxelles et au salon du tourisme ITB de Berlin. Le podcast a alors été utilisé comme support de promotion du territoire réunionnais.
Cette collaboration a débouché sur la création d’un podcast original consacré au lycée Évariste de Parny. Pensé comme une immersion sonore, le projet met en scène un étudiant rencontrant le « fantôme » d’Évariste de Parny, figure historique dont l’établissement porte le nom. Ce dispositif narratif permet à la fois d’explorer les lieux et de faire revivre leur histoire.
Le podcast a été entièrement conçu par les étudiants, de l’écriture à la réalisation. La recherche et la rédaction ont été assurées par Arthur Gosselin, Chanaëlle Amoileole, Lorenza Coupama, Klélie Bonmalais et Orlane Ricquebourg. La prise de son a été réalisée par Chanaëlle Amoileole et Arthur Gosselin. Les voix sont celles de Gilles Questier, Marinka Skowron et Arthur Gosselin, tandis que le montage audio a été assuré par Chanaëlle Amoileole.
À travers cette initiative, Leon affirme vouloir accompagner les jeunes dans une appropriation différente du territoire à travers le récit et la création sonore.
« Les jeunes ont vraiment beaucoup de talents. On entend souvent que les nouvelles générations ne sont pas intéressées par la culture, et c’est faux. Il faut simplement trouver les moyens de la rendre vivante et accessible. Si, avec ce projet, on a pu les amener à se questionner sur le nom de leur lycée et sur son histoire, alors on a déjà planté une petite graine », explique Anaelle Pony, présidente de Leon.
« Nos étudiants ont développé un sens de l’écriture et de l’appropriation du texte qui m’a surpris très agréablement. Quel plaisir de voir qu’ils se sont emparés du projet dans toutes ses dimensions, technique et narrative ! », souligne Benoît Bautista, enseignant en atelier de professionnalisation.
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