
CISE Réunion annonce avoir rétabli, le 13 octobre 2026, la distribution d’eau dans l’ensemble des secteurs affectés par la grève engagée depuis le 7 octobre. Ce retour du service repose toutefois sur des réquisitions de personnels et ne signifie pas encore un retour complet à la normale : dans plusieurs secteurs du Tampon et de Saint-Benoît, la potabilité de l’eau reste à confirmer.
Selon l’entreprise, les réquisitions décidées par les autorités ont permis de remettre en fonctionnement les installations de production et de rétablir l’alimentation. CISE estime qu’elles resteront nécessaires tant que le mouvement social se poursuivra.
À Saint-Benoît, 18 palettes représentant 6 912 bouteilles de 1,5 litre ont été distribuées le 13 octobre dans trois écoles de la commune. Une nouvelle opération est prévue le 14 octobre. Au Tampon, des palettes ont également été distribuées dans différents quartiers par les services municipaux.
Près de 3 700 abonnés concernés par les analyses
Une surveillance renforcée de la qualité de l’eau est menée avec les collectivités, l’Agence régionale de santé et les services de l’État.
Dans la partie basse du Tampon et dans le secteur d’Abondance à Saint-Benoît, près de 3 700 abonnés sont concernés. Les résultats des analyses sont attendus le 16 octobre et le retour à la normale ne pourra être confirmé qu’après validation des autorités sanitaires.
CISE Réunion affirme également avoir constaté ces derniers jours des actes de malveillance sur des équipements du réseau, sans donner davantage de précisions sur leur nature. L’entreprise appelle au respect des installations nécessaires au fonctionnement du service public.
Un désaccord persistant sur les salaires
La direction indique que le conflit porte notamment sur une revendication d’augmentation générale de 30 % des salaires. Selon CISE Réunion, une hausse de cette ampleur ne pourrait pas être absorbée dans les équilibres économiques actuels et pourrait poser la question d’une évolution du prix de l’eau, dont la fixation relève des collectivités.
L’entreprise rappelle qu’un protocole d’accord signé le 5 mai 2026 avec les organisations syndicales avait déjà conduit à des revalorisations salariales et renvoie les prochaines discussions aux négociations annuelles obligatoires de 2027.
La direction affirme par ailleurs que les premières revendications portant sur le dialogue social et l’organisation de l’entreprise ont reçu une réponse. Elle dit rester ouverte aux négociations, tout en demandant aux syndicats de revoir leur position afin de limiter les conséquences du conflit pour les usagers.
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