
À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, La Voix citoyenne appelle à élaborer un plan de souveraineté alimentaire dans chaque commune de La Réunion.
L’organisation affirme que l’île dépend des importations à hauteur de 73 pour cent pour son alimentation et son agriculture. Plus de 500 000 tonnes de denrées destinées à l’alimentation humaine seraient importées chaque année, auxquelles s’ajoutent environ 163 000 tonnes d’aliments pour animaux et 43 000 tonnes d’engrais.
Selon les chiffres cités dans le communiqué, un aliment parcourt en moyenne plus de 11 500 kilomètres avant d’arriver dans l’assiette réunionnaise. La production locale couvrirait 19 pour cent du marché de la viande bovine, 36 pour cent de celui du porc et 42 pour cent de celui de la volaille.
La Voix citoyenne avance huit orientations. Elle propose de réduire la dépendance aux intrants, de relancer les féculents et les produits frais, de protéger les terres agricoles, d’imposer des normes équivalentes aux importations et de privilégier les produits locaux dans les cantines, les hôpitaux et les établissements pour personnes âgées.
Le mouvement préconise aussi une coopération agricole renforcée avec Madagascar, Maurice, les Comores et les Seychelles. Il demande enfin des stocks stratégiques et un plan de continuité alimentaire afin de faire face aux cyclones ou à une rupture des transports.
"La souveraineté n’est pas un luxe, c’est une question de survie", affirme l’organisation, qui souhaite réunir agriculteurs, collectivités, scientifiques, associations et habitants lors d’un rendez-vous consacré à l’autonomie alimentaire.
Mémento


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