
La garde à vue du capitaine chinois du pétrolier DF Peak a été levée vendredi 16 octobre au matin, selon une dépêche de l’Agence France-Presse. Le marin a regagné le navire, toujours immobilisé dans la baie de La Possession.
"La garde à vue a été levée ce matin avec un retour à bord du navire. Les investigations se poursuivent", a indiqué à l’AFP la procureure de Saint-Denis, Véronique Denizot.
Le capitaine avait été placé en garde à vue jeudi, après l’arrivée du pétrolier à La Réunion. Il est soupçonné de ne pas avoir pu justifier la nationalité du bâtiment lors d’un contrôle effectué en mer.
Cette infraction est passible de deux années d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende. La justice peut également prononcer la confiscation du navire.
Le capitaine a rejoint les vingt autres membres de l’équipage, de nationalités chinoise, indonésienne et birmane. Le parquet précise que le pétrolier "continue de faire l’objet d’une mesure d’immobilisation administrative".
Le DF Peak avait été arraisonné lundi par la Marine nationale à près de 500 milles nautiques au sud de La Réunion en raison d’irrégularités concernant son pavillon.
Anciennement baptisé Kaliningrad, le pétrolier figure parmi plus de 700 navires visés par des sanctions de l’Union européenne. Il est soupçonné d’appartenir à la "flotte fantôme" utilisée par la Russie pour transporter du pétrole et d’autres marchandises en contournant les sanctions occidentales.
L’ambassade de Russie en France a dénoncé une "violation flagrante des normes du droit international" et un "acte manifeste de piraterie". Elle affirme ne pas avoir été informée de l’intervention par les autorités françaises.
Mémento


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