
Le MEDEF Réunion condamne les violences urbaines survenues dans la nuit du 17 au 18 octobre et appelle les acteurs politiques, économiques et sociaux à se réunir rapidement. L’organisation patronale reconnaît parallèlement la légitimité de la colère exprimée contre la vie chère.
La présidente du MEDEF Réunion, Katy Hoarau, rappelle que le prix du litre de carburant atteint 2 euros et que plus d’un Réunionnais sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Elle estime que cette situation impose des réponses concrètes, mais refuse toute justification des pillages et des incendies.
Plusieurs commerces auraient été incendiés ou pillés dans différentes communes. Une gendarmerie aurait également été touchée par les flammes à proximité de logements occupés. Une dizaine de policiers et de gendarmes ont été blessés, selon le communiqué de l’organisation.
« Détruire un commerce ne fait baisser aucun prix », souligne le MEDEF Réunion. L’organisation rappelle que la disparition d’un commerce menace directement les emplois, prive les habitants de services de proximité et reporte le coût des réparations sur l’ensemble de la collectivité.
Le mouvement patronal exprime sa solidarité envers les dirigeants d’entreprise, les salariés et les habitants touchés. Il apporte aussi son soutien aux policiers, aux gendarmes et aux pompiers mobilisés durant les violences.
Le MEDEF se dit disponible pour accompagner ses adhérents sinistrés ou inquiets. Il propose également de travailler avec le préfet afin de soutenir le tissu économique et de contribuer à l’apaisement.
Trois priorités sont avancées. La première concerne la jeunesse, avec le développement des stages, de l’apprentissage et des premiers emplois. La deuxième porte sur le renforcement des capacités productives de La Réunion, notamment dans les domaines de l’énergie et de l’alimentation.
La troisième priorité repose sur la reprise du dialogue. Le MEDEF Réunion appelle l’État, les collectivités, les partenaires sociaux et la société civile à se réunir sans attendre. Il propose la relance d’une conférence territoriale permanente.
« La situation est trop grave pour que l’on l’aggrave », déclare Katy Hoarau, qui invite les acteurs réunionnais à « jouer groupés » et à privilégier la raison, le débat et la recherche de solutions collectives.
Mémento


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