
Le sénateur Victorin Lurel appelle l’État à renouer rapidement le dialogue face aux mouvements sociaux qui touchent la Guadeloupe. Dans une déclaration diffusée le 19 octobre 2026, le parlementaire distingue la légitimité des revendications et des manifestations pacifiques des violences commises durant les mobilisations.
« En démocratie, toutes les mobilisations pacifiques et les colères populaires sont saines », affirme Victorin Lurel. Le sénateur condamne cependant sans réserve les pillages, les dégradations et les violences physiques.
« Toutes les exactions, les pillages, les dégradations matérielles et surtout les atteintes physiques aux personnes sont intolérables et inexcusables », poursuit-il.
Le parlementaire estime que les crimes et les délits commis doivent recevoir les suites judiciaires nécessaires. Il considère néanmoins que la réponse ne peut pas se limiter au maintien de l’ordre et aux poursuites pénales.
Victorin Lurel demande que des mesures politiques soient apportées à la détresse exprimée par une partie de la jeunesse, ainsi qu’aux inquiétudes des parents et de la communauté éducative. Il décrit une école confrontée à des difficultés matérielles et humaines, auxquelles s’ajouteraient des problèmes de financement, de formation et d’encadrement.
Le sénateur critique également plusieurs réformes nationales qu’il juge trop verticales et insuffisamment adaptées aux réalités du territoire. Il réclame des décisions durables pour répondre à la crise économique et sociale traversée par la population et les entreprises guadeloupéennes.
Selon lui, plusieurs propositions bénéficient déjà du soutien d’une majorité d’élus locaux et de parlementaires, mais attendent encore une traduction gouvernementale.
Victorin Lurel demande au représentant de l’État ou à la ministre concernée de recevoir le collectif mobilisé. Il souhaite que les élus locaux soient étroitement associés à un dialogue à la fois politique et technique.
Les revendications lycéennes, la réforme de Parcoursup, la crise de l’eau, l’accès au logement et les défaillances d’entreprises figurent parmi les sujets cités par le sénateur. Il appelle les pouvoirs publics à apporter de premières réponses lors de l’examen du budget par le Parlement.
Pour Victorin Lurel, le retour à la paix civile nécessite donc une réponse judiciaire aux violences, mais aussi une prise en compte rapide des causes sociales, éducatives et économiques de la mobilisation.
Mémento


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