
Le vice-président exécutif de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, a défendu lundi devant le Congrès de Nouvelle-Calédonie le futur partenariat entre l’archipel et l’Union européenne dans la filière nickel. Cette information provient d’une dépêche AFP.
Le responsable européen doit signer mardi un mémorandum destiné à rapprocher les producteurs calédoniens des chaînes industrielles européennes, notamment celles des batteries. Il considère que la Nouvelle-Calédonie peut devenir « un pilier » de la diversification des approvisionnements européens en matières premières critiques.
Stéphane Séjourné assure que l’accord sera « non exclusif » et qu’il ne privera pas le territoire de la maîtrise de ses ressources. Quinze autres pays bénéficient déjà de partenariats comparables avec l’Union européenne.
L’Europe a engagé près de 32 millions d’euros depuis 2023 pour accompagner la transition énergétique de l’archipel. Parmi les projets évoqués figure la station de transfert d’énergie par pompage de Tontouta, dont le coût est estimé à 400 millions d’euros.
Un programme européen de cinq millions d’euros consacré à la formation et à l’insertion doit également commencer au premier trimestre 2027. La Commission propose par ailleurs de porter à un milliard d’euros l’enveloppe destinée aux pays et territoires d’outre-mer pour la période 2028 à 2034.
La visite a toutefois été boycottée par le groupe indépendantiste Kanaky NC. Celui-ci affirme ne pas rejeter un partenariat avec l’Europe, mais demande que la stratégie du nickel soit définie localement avec les provinces, le Congrès, les autorités coutumières, les opérateurs et l’État.
Le Rassemblement-LR a qualifié cette absence de « faute politique », tandis que les formations loyalistes ont salué la « main tendue » par l’Union européenne. La signature intervient ainsi dans un climat de profond désaccord sur la gouvernance de la ressource minière.
Mémento


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