
Les forces de l’ordre ont procédé à 50 interpellations en Guadeloupe et en Martinique après une nouvelle nuit marquée par des barrages, des pillages et des violences. Selon une dépêche de l’AFP, les mobilisations étaient notamment liées à la vie chère.
En Martinique, plus d’une vingtaine de barrages ont été recensés dans la nuit de dimanche à lundi. Plusieurs obstacles enflammés ont notamment été installés sur la route nationale 5, un axe majeur du sud de l’île.
Les gendarmes sont intervenus pour dégager les principaux axes. Six personnes ont été interpellées. La préfecture a également signalé le saccage de deux commerces au Robert et à Saint-Pierre, ainsi que cinq vols à main armée.
À Fort-de-France, des manifestants ont bloqué le quartier de Sainte-Thérèse. Les gendarmes mobiles, appuyés par un véhicule blindé, ont engagé le dégagement du boulevard Maurice-Bishop.
En Guadeloupe, 44 personnes ont été interpellées après plusieurs tentatives de barrages et des jets de projectiles. Plus de la moitié des personnes arrêtées seraient mineures. Des pillages ont également été constatés aux Abymes.
Le centre-ville de Pointe-à-Pitre n’aurait cependant connu aucun trouble grave. La circulation y était revenue à la normale dès 6 h 30, selon les autorités.
Ces incidents surviennent après une première nuit de violences durant laquelle trois policiers avaient été blessés par balles. Un couvre-feu visant les mineurs avait été instauré à Pointe-à-Pitre et aux Abymes pour la nuit suivante.
La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a condamné ces violences après un échange avec les préfets concernés. « Nos territoires ont besoin de solutions, pas de nouvelles destructions, pas de nouvelles agressions », a-t-elle déclaré.
La ministre reconnaît la légitimité des inquiétudes liées au coût de la vie, mais estime que la défense du pouvoir d’achat ne peut justifier les pillages et les attaques contre les forces de l’ordre.
Le sénateur de Guadeloupe Victorin Lurel a également condamné les exactions. Il demande cependant que des réponses politiques soient apportées à la détresse exprimée par la jeunesse et appelle l’État à rétablir le dialogue.
Mémento


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