
La nuit du 19 au 20 octobre 2026 a de nouveau été marquée par des violences aux Antilles. En Martinique, des forces de l’ordre ont été visées par des tirs à balles réelles à Ducos, entraînant le déploiement du GIGN. En Guadeloupe, les autorités ont fait état d’un « calme relatif », malgré 13 interpellations et plusieurs incidents.
En Martinique, de nombreux barrages ont été érigés sur les routes dès lundi soir. À Ducos, plusieurs tirs par arme à feu ont visé les gendarmes lors des opérations de rétablissement de l’ordre. Aucun blessé n’a été signalé, mais le GIGN a été mobilisé pour sécuriser les interventions.
Des automobilistes ont également été pris pour cible aux abords de certains barrages. Six véhicules ont été volés sous la menace d’armes à feu, selon le bilan communiqué par les services de l’État. Huit commerces ou entreprises ont par ailleurs subi des intrusions ou des dégradations à Fort-de-France, au Lamentin, à Sainte-Marie et aux Trois-Îlets. Quatre personnes ont été interpellées en flagrant délit.
Une nuit plus calme en Guadeloupe
En Guadeloupe, la préfecture a constaté une accalmie relative dans la nuit du lundi au mardi, sans affrontements majeurs ni pillages d’ampleur. Treize personnes ont néanmoins été interpellées sur l’ensemble du territoire.
À Saint-François, un commerce a été fracturé et des policiers ont été visés par des jets de pierres. Une bijouterie a également été cambriolée à Basse-Terre. Plusieurs tentatives de barrages ont été levées à Goyave, au Gosier et à Vieux-Habitants. Mardi matin, un seul point de blocage subsistait encore sur la RN2, au niveau de Rivière-des-Pères à Basse-Terre.
Les autorités ont par ailleurs signalé la mort par arme à feu d’une jeune femme à Sainte-Rose, dans des circonstances présentées comme sans lien avec les violences urbaines.
Ces événements interviennent dans un contexte de mobilisations contre la vie chère et de violences urbaines ayant affecté plusieurs territoires ultramarins ces derniers jours.
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